par Emma CALAS

Je n'ai pas le temps !

Depuis janvier de cette année, j’ai décidé de mieux m’organiser pour me libérer du temps et ne plus vivre de situations catastrophe comme en 2020, que ce soit pour ma production de bijoux, les publications sur les réseaux sociaux ou autre.

Et depuis janvier, en fait, je me noie !

Au point, un soir, de contacter plusieurs copines avec un message de panique : « on peut s’appeler, demain ? Ca ne va paaaaaas !!! ».

J’ai la sensation d’être un poulet sans tête qui court dans tous les sens.

femme stressée se tenant la tête entre les mains

Les causes de tout ça :

Je me suis donc posée et j’ai réfléchi à comment je pouvais mieux gérer tout ça, et passer du stade de poulet à celui d’être humain calme et posé.

Du coup, je me suis dis que ça pourrait vous intéresser, car je crois qu’on rêve toutes de se libérer du temps et que les journées fassent plus de 24 heures… Alors voilà…

1. En premier lieu, j’ai fait taire les « voleurs de temps »

J’ai éteint mon téléphone, ma tablette, mon ordi.

Du coup, plus de réseaux sociaux, plus de sms, plus de distractions.

J’ai mis un mot sur la porte de l’appart : « Ne pas déranger de 13h à 19h, Merci ».

Plus de sonneries de livreurs perdus ou de voisins en panne d’imprimante ou de beurre.

J’ai fermé la porte de mon bureau : plus de lessives à étendre ou de ménage à faire.

2. Ensuite, j’ai listé.

J’ai listé absolument tout ce que j’avais à faire, sans réfléchir au pro/perso, ni à ce qui est important/moins important.

Tout ce qui tournait en boucle dans ma tête depuis des jours (et même des semaines), je l’ai noté sur le papier. Tout ce qui commençait par « je dois… » à été écrit.

J’ai défini les grands thèmes qui revenaient.

Pour moi, il s’agissait de la communication sur les réseaux sociaux, des bijoux, du livre, de la maison, du podcast, etc…

Ensuite, à partir de ces grands thèmes, j’ai listé les « sous-choses à faire ».

Exemple : thème Maison

3. J’ai pris mes plus beaux stabilos

J’ai défini des priorités en leur attribuant des couleurs.

Pour moi, la communication sur les réseaux sociaux est essentielle pour me faire connaitre et développer mon activité, donc elle est en n°1.

Ensuite, mon expertise s’appuiera souvent sur mon livre, donc livre : priorité n°2.

Etc…

Là, j’ai du prendre des décisions qui ne m’ont pas forcément fait plaisir, car ma liste de priorités ne suit pas forcément ma liste d’envies !

Par exemple, j’ai très envie de lancer mon podcast, mais il y a d’autres choses à faire avant, donc je me fait violence.

Autre exemple qui m’a couté : j’ai pris la décision de diviser presque par 2 ma production de bijoux cette année. Je ferai 8 collections au lieu de 15, car j’adore ça, mais cela implique une énergie et un temps fou à faire des photos, des fiches produits, trouver des idées, etc etc etc…

J’en ai payé le prix en fin d’année 2020 puisque j’ai été tellement débordée et épuisée par tout ce travail fourni que j’ai failli stopper net mon activité !

Je ne souhaite par revivre cela, ni arrêter mon travail que j’aime plus que tout au monde.

Donc je préfère prendre ce genre de décisions et me protéger un minimum.

4. J’ai réfléchi à mon organisation et surtout au support.

Je dois vous l’avouer : j’adore les agendas.

J’en ai plein. Rien que cette année, j’ai ai acheté 3.

Ils sont toujours vierges.

Je n’arrive pas à m’y projeter durablement.

J’ai aussi essayé le bullet journal, l’agenda électronique, l’application Trello (ça, je l’utilise un peu quand même), les affiches de calendrier format A3 dans mon bureau…

Mais rien ne dure.
Je me connais, je sais que je n’arrive pas à fonctionner comme ça.

Donc je devais résoudre ce souci et dépasser ce problème.

J’ai réfléchi aux périodes de ma vie où j’ai le plus écrit et je me suis demandé sur quoi je le faisais.

C’est très simple : des blocs Rodia, à petits carreaux. Vous savez, ces blocs à couverture orange dont on peut arracher les pages proprement dès qu’on le souhaite ?

C’est sur ça que je préfère écrire. D’ailleurs, c’est sur ça que j’ai écris cet article, avant de le taper à l’ordi. Et tout a glissé, tout m’est venu d’un coup ! J’ai trouvé mon outil.

Bien sûr, chacun le sien, donc mon outil ne sera pas vôtre outil.

Je connais beaucoup de personnes qui ne peuvent pas fonctionner sans agenda. Je les admire. J’admire ces couleurs, ces notes manuscrites, cette épaisseur à la fin de l’année. Moi, mes agendas, ils ne changent pas d’épaisseur puisqu’ils restent vierges !

Donc, j’ai trouvé mon support.
A vous de trouver le vôtre.

5. J'ai essayé de faire preuve de réalisme

Me connaissant, ça n’a pas été simple !

Qu’est-ce que je veux dire par là ?

Tout simplement que si je note une tâche et une durée qui lui correspond, cette durée doit être réaliste.

Pour mes bijoux, j’ai bien vu qu’une nouvelle collection tous les mois, ce n’était pas possible. Donc je me réajuste avec plus de réalisme. J’essaie avec la moitié. Et en début d’année prochaine, je verrai bien si cela a fonctionné ou pas. Et je réajusterai à nouveau

C’est comme ces médecins qui prennent depuis toujours des rdv tous les ¼ d’heure alors qu’ils savent qu’ils passent une demi-heure avec chaque patient. Mais qui ne changent rien quand même à leur organisation…

C’est ça, faire preuve de réalisme : être conscient et s’avouer à soi-même le temps que prend REELLEMENT chaque tâche.

6. Enfin, j’ai essayé de m’écouter.

C’est-à-dire ?

Ben c’est-à-dire qu’après mon ras le bol de fin d’année, je savais exactement ce que je ne voulais plus !

Donc j’ai essayé d’organiser tout ça d’abord en fonction de moi.

Du coup, j’ai un peu analysé comment j’étais, comment j’aimais travailler, etc.

Il s’avère que j’ai besoin de temps le matin, au réveil. J’ai besoin de calme et de temps pour me mettre en route.

Donc je ne me suis pas imposée un réveil à 5h pour attaquer ma journée à 5h30, vous vous en doutez bien !

chat roulé en boule

Je me lève quand le réveil de mon conjoint sonne, à 7h30.

Et je prends mon temps : boisson chaude, câlin du matin avec ma minette, check des mails et des réseaux sociaux. Le tout assise sur le canap, en tailleur, avec minette sur moi qui ronronne.

Tout ça jusqu’à 8h30. Ensuite seulement, je peux me doucher et m’habiller vite-fait et attaquer mon travail en mode « machine de guerre qui dépote ».

De la même façon, je m’octroie une pause de 15mn vers 17h pour me faire un bon thé bien chaud et lever le nez de ce que j’étais en train de faire depuis plusieurs heures.


Voilà, et avec toutes ces astuces, j’ai réussi à y voir plus clair, à ne plus courir dans tous les sens de manière inefficace, j’ai recentré mon énergie sur ce qu’il fallait, et surtout, j’ai gagné beaucoup de temps tout en prenant soin de moi.

Mais cela m’a pris plusieurs jours pour mettre tout ça en place, pour analyser et m’organiser.

Pour gagner du temps, il faut savoir en « perdre » un peu.

Aujourd’hui, je sais exactement où je vais, comment j’y vais, je ne stresse plus pour mes publications sur les réseaux sociaux (« ooooooh il est 18h30 et je n’ai rien posté aujourd’hui !!! Mais qu’est-ce que je vais pouvoir publier ??? ») car tout est prêt.

Je ne stresse plus parce que je commence à faire un truc et que je m’éparpille en faisant autre chose et encore autre chose et ainsi de suite.

J’arrive même à beaucoup plus m’amuser dans ma communication, et je crois que mes abonnés le ressentent (et ça, ça n’a pas de prix !).

Bref, le temps, si on le veut, on l’a.

Alors, avez-vous le temps de me laisser un petit commentaire ? 😉

emma

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